mercredi, octobre 28, 2020
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Covid 19 en pédiatrie, confinement/déconfinement, reprise de l’école. Et nos enfants dans tout ça ?

Avec le déconfinement et la réouverture des écoles qui se profilent dans quelques jours, il était temps que je termine cet article et que je vous le partage.

Je voulais vous récapituler, tout d’abord, un peu l’état des connaissances actuelles concernant le Covid 19 chez l’enfant.

Puis vous parler des conséquences de cette épidémie et du confinement sur les enfants car on en parle encore trop peu.

Et enfin, vous expliquer comment mes collègues et moi répondons aux questions des parents qui nous demandent s’ils doivent remettre leurs enfants à l’école. Une décision loin d’être simple. Parfois l’absence de choix décide pour nous, parfois avoir le choix, on s’en serait bien passé. Dans tous les cas, une multitude de facteurs à prendre en compte et une nouvelle source de culpabilité potentielle pour les parents.

Petite précision avant de lire cet article, il est écrit à partir de mes connaissances actuelles obtenues après la lecture d’articles internationaux publiés ces dernières semaines, de l’état des lieux réalisé par santé Publique France et des recommandations des différentes sociétés françaises de pédiatrie. S’ajoute à cela les échanges que nous avons quotidiennement entre pédiatres de toute la France, libéraux et hospitaliers. Si les données évoluent et rendent cet article imprécis ( ce qui est fort probable), je reviendrai l’éditer.

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Le Covid 19 chez l’enfant

Après plusieurs semaines d’épidémie en France et l’analyses de données venant du monde entier, nous nous sommes rendu compte que les choses ne sont pas tout à fait telles que présentées au départ. Les enfants ne semblent pas être les grands contaminateurs qui nous avaient été annoncés.

Peu ou pas de symptômes

La fréquence des formes asymptomatiques chez l’enfant n’est pas encore complètement établie mais semble importante. Ce qui signifie que l’enfant est porteur du virus et peut donc être testé positif mais ne présente aucun symptôme.

Les symptômes les plus souvent retrouvés chez les enfants testés positifs sont : la fièvre plus ou moins élevée, la toux, la fatigue et la rhinite (nez qui coule ou nez bouché).

Ce sont donc les même symptômes que pour les autres infections respiratoires hivernales.

Les vraies difficultés respiratoires sont très rares chez les enfants et les formes graves ou les décès sont exceptionnels. Cinq décès d’enfants ont été attribué au Covid 19 en France.

Une fréquence difficile à connaître

Les cas rapportés chez l’enfant représentent une faible partie (1 à 5 %) de l’ensemble des patients infectés par ce nouveau coronavirus dans le monde. Probablement, car ils sont moins testés car peu ou pas symptomatiques, comme nous l’avons dit. Il est donc difficile de connaître la réelle fréquence de cette infection en pédiatrie.

En effet, les études, où des groupes entiers sont dépistés après qu’il ait été prouvé une exposition à un patient positif, montrent que les enfants sont aussi atteints que les adultes mais là encore, souvent avec peu ou pas de symptômes.

En France, les enfants ne représentent qu’une très faible part des patients testés jusqu’à  maintenant. A la fois, car il y a eu relativement peu de cas d’enfants suspects depuis le début du confinement mais surtout parce qu’on avait peu de tests disponibles. Les rares tests étaient donc réservés en priorité aux soignants ou aux personnes à risque.

De plus, il faut savoir que le prélèvementnaso-pharyngé tel qu’il est pratiqué actuellement n’est pas des plus agréables. Alors, nous sommes toujours un peu réticents à le prescrire aux enfants.

Avec le déconfinement et la volonté de ne pas méconnaître de nouveaux foyers de propagation, tous les patients symptomatiques et leurs contacts rapprochés (plus de 15 min et/ou moins d’un mètre sans masque) seront testés, y compris les enfants scolarisés quand cela sera réalisable. Cela permettra de préciser ces chiffres de fréquence, en particulier dans la population pédiatrique.

Rôle des enfants dans la transmission

C’est la grande inconnue. La réouverture des écoles va t-elle faire flamber l’épidémie comme certains l’imaginent ?

L’hypothèse actuelle est que les patients asymptomatiques transmettent moins la maladie que les patients ayant de la fièvre ou des signes respiratoires. D’où la moindre contagion des enfants, contrairement à ce que l’on entendait au départ.

Mais, à ce stade, impossible d’être affirmatif sur ce point, au vu de tout ce que j’ai pu lire.

Et cette histoire de Kawasa-truc ??

Depuis quelques semaines, des cas de maladies systémiques atypiques avec atteinte cardiaque, proches du syndrome de Kawasaki sont rapportés dans toute l’Europe. Au vu de la chronologie, il apparaît probable un lien avec une infection au SARS-CoV 2.

En France, une soixantaine de cas sont actuellement connus et des recherches sont en cours pour confirmer ou non l’implication du coronavirus.

Ces formes cliniques particulièrement sévères restent pour autant exceptionnelles et semblent de bon pronostic après une prise en charge adaptée.

A l’heure actuelle, elles sont scrutées avec la plus grande attention mais n’ont pas fait modifié les recommandations en vigueur concernant les enfants et en particulier, la réouverture des lieux collectifs comme les écoles ou les crèches.

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Les conséquences du confinement chez les enfants

On entend ici et là quelques voix s’élever mais globalement, on entend surtout parler des conséquences économiques et peu des impacts psycho-sociaux de cette épidémie. Ils sont pourtant multiples pour les enfants, parfois positifs, parfois beaucoup plus négatifs.

Des conséquences parfois positives

Certains enfants auront tiré de vrais bénéfices de cette période de confinement.

Restés à la maison, entourés de leurs parents et frères/sœurs, dans une atmosphère sereine, certains y ont été plus cocoonés qu’ils ne le sont habituellement et cela leur a été très favorables. Pour ces enfants pour qui l’école est un lieu difficile à vivre, en être coupés quelques semaines a été une vraie bouffée d’oxygène. Pour d’autres, les apprentissages ont parfois été favorisés par la relation individuelle avec le parent-enseignant.

Beaucoup de parents me décrivent les progrès qu’ils ont observé chez leurs enfants pendant cette période particulière. L’occasion aussi pour ces derniers de profiter de leurs enfants à temps plein et de prendre le temps de les voir grandir.

Pour certains, ce confinement avait même un goût de vacances avec du temps pour jouer en famille, pour pratiquer des activités manuelles inhabituelles, pour cuisiner ensemble…

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Mais aussi des conséquences fortement négatives sur la santé des enfants

L’ambiance a parfois été très anxiogène et des enfants ont présenté de réelles manifestations de stress secondaires à cela, hyperactivité, troubles du sommeil, auto ou hétéro-aggresivité.. Les troubles du comportement alimentaire ont également pu être majorés par le confinement.

L’activité physique a souvent fortement diminuée et ses conséquences sur la santé des enfants sont réelles, avec en premier lieu l’augmentation du surpoids .

Les temps d’écran, adaptés dans la majorité des familles à la hausse et on le comprend aisément, ont parfois explosé avec les conséquences que l’on connaît.

Il faut aussi rappeler que pour beaucoup d’enfants présentant une maladie chronique ou un handicap, les soins se sont arrêtés pendant plusieurs semaines.

Un retentissement sur la scolarité à venir

On ne peut pas encore le mesurer mais le décrochage scolaire va être un vrai problème. Certains enfants ont été peu ou pas accompagnés par leur famille. Que celle-ci ne puisse pas ou ne veuille pas s’occuper de l’école à la maison.

Et l’avenir s’annonce compliqué pendant encore plusieurs mois avant un retour à une scolarité classique.

Une augmentation nette de la maltraitance

La maltraitance a malheureusement augmentée au vu du nombre d’appels recensés par le numéro d’alerte 119.

Les enfants victimes de violence au sein de leur foyer ont vécu des semaines entières confinés avec leur parent maltraitant sans pause hors de la maison et parfois sans possibilité d’émettre un appel au secours.

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Alors faut-il remettre ses enfants à l’école ?

C’est une question éminemment compliquée.

Je n’ai pas trop suivi mais j’ai entendu parler de la guerre sur les réseaux sociaux qui animent quelques parents qui pensent qu’il faut garder les enfants à la maison contre ceux qui souhaitent les remettre à l’école.

Je n’ai pas la réponse à ce débat, évidemment. D’autant plus, que je ne crois pas qu’il y ait une bonne solution mais que cela dépend de nombreux paramètres individuels que vous seuls pouvez évaluer. Et que votre décision sera la bonne pour votre famille.

J’ai, néanmoins quelques point de réflexion à partager avec vous, tirés des discussions que j’ai pu avoir avec de nombreux parents ces derniers jours.

Les recommandations des sociétés de pédiatrie en faveur du retour à l’école

Au vu des données actuelles sur l’infection à Covid 19 chez l’enfant, le risque que les enfants contractent cette maladie et développent une forme grave apparaît très faible. Bien moindre, que beaucoup d’autres risques que nous prenons tous les jours dans notre vie.

C’est suite à ces constatations, que les différentes sociétés de pédiatrie recommandent le retour de tous les enfants à l’école, à l’exception de quelques pathologies très particulières. Le médecin de votre enfant est le mieux placé pour vous donner cette recommandation d’un point de vue sanitaire strict.

Cela s’associe au respect d’un certains nombres de mesures dont les gestes barrières mais sans alarmisme extrême.

L’idée n’est pas de boucler le programme ou de rattraper le retard mais bien de préparer doucement la rentrée de septembre qui sera elle aussi, à n’en pas douter, différente. Une sorte de phase d’adaptation pour les enfants et les personnels concernés.

L’occasion pour les enfants de retrouver un peu de leur vie d’avant et de revoir leurs copains.

Certains pays ont choisi d’attendre la rentrée de septembre pour rouvrir leurs écoles, d’autres comme la Suède, ne les ont jamais fermées. C’est seulement à posteriori et donc dans plusieurs mois, que l’on pourra comparer les différents choix réalisés. Et encore, ceux ci s’intriquant dans tout un tas d’autres décisions prises différemment, l’analyse de l’impact de ces choix ne sera pas aisée.

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L’entourage de l’enfant

Au delà donc de la question du risque individuel pour son enfant, il me semble y avoir deux autres éléments à prendre en compte.

Le premier est la présence ou  non de personne à haut risque de formes graves dans l’entourage proche de l’enfant. C’est à dire les personnes vivant dans le même foyer ou avec qui ils passent du temps fréquemment, en contact rapproché. Par exemple, si ses grands parents le gardent tous les soirs après l’école et sont eux même à haut risque. C’est la même question d’ailleurs qui se pose pour la reprise des conjoints des personnes à haut risque.

Il est raisonnable que, pour protéger ces personnes à haut risque, leurs enfants et conjoint, restent également confinés encore quelques temps. Mais, ce sont des cas rares.

Les conditions d’accueil, la personnalité de l’enfant et vos propres limites

La seconde question ne concerne que les parents pour qui le choix s’avère être possible. C’est celle des conditions d’accueil de l’enfant et des bénéfices attendus de cette reprise. Il s’agit là d’une balance avantages-inconvénients qui est purement individuelle car dépendant de la personnalité de votre enfant, de sa capacité d’adaptation, de votre organisation familiale et des conditions pratiques mises en place dans la structure dans laquelle il est accueilli.

En effet, et c’est ce dernier point qui personnellement m’inquiète le plus, les conditions d’accueil vont être assez variables. Le protocole sanitaire à mettre en place est lourd et prend parfois toute la place. Et certaines écoles/crèches semblent en avoir oublié que l’intérêt de l’enfant doit rester au centre de leurs préoccupations. Confiner des enfants de moins de 4 ans chacun entre des marques au sol de 4 m² ou interdire les plus grands de se parler à la récréation me semblent nier leurs besoins d’enfant. Ceux là seront mieux chez eux. Dans d’autres écoles ou crèches, au contraire, les personnels font preuve d’inventivité pour respecter au mieux les règles barrières tout en préservant l’innocence des plus jeunes.

Pour beaucoup, cette rentrée se fera aussi en fractionné avec seulement 3 ou 4 journées d’accueil sur le mois de mai. Pour certains, cela ne vaut pas le coup. Pour d’autres, c’est déjà ça de pris. Comme je le disais, cela peut être une première expérience de ce à quoi pourrait ressembler la prochaine rentrée.

Le premier rôle des enseignants et autres personnels en contact avec les enfants va être de les rassurer et de leur permettre de reprendre une vie la plus normale possible où apprendre, rire, grandir se fait sans stress démesuré.

Par ailleurs, les enfants n’ont pas tous la même capacité d’adaptation face à toutes ces nouveautés, parfois angoissantes. Certains vont prendre les choses telles qu’elles viennent et profiter des retrouvailles avec les copains même si différentes de ce qu’ils imaginaient. Quand d’autres vont être plus atteints par le stress ambiant ou les multiples nouvelles consignes. A vous de définir ce qui est le mieux pour votre enfant dans les conditions qui sont les vôtres.

Enfin, pour certains parents, leurs limites ont été repoussées par ces huit semaines de confinement et pouvoir remettre un peu leurs enfants à l’école ou à la crèche, c’est aussi sauvegarder leur santé mentale et donc le bien être de toute la famille.

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Un choix à multiples facettes

C’est donc une décision qui nécessite de prendre en compte de multiples facteurs: dynamique familiale, âge et personnalité de l’enfant, travail et organisation personnelle des parents, mise en place des adaptations sanitaires.

Je vous déconseille par contre, de laisser ce choix à vos enfants. C’est une trop grande responsabilité pour eux. En fonction, de leur âge, ils peuvent être associés à la discussion, verbaliser leurs attentes et leurs peurs mais la décision finale doit rester celle des parents.

Et ne pas avoir le choix aussi parfois

Et, n’oublions pas que certains parents n’ont tout simplement pas le choix. Soit qu’ils aient toujours continué à travailler et que leurs enfants aient été pris en charge dans le cadre de l’accueil prioritaire depuis le départ. Soit que le 11 mai sonne la reprise obligatoirement pour eux. Je pense, par exemple aux commerçants qui doivent absolument rouvrir leurs boutiques ou à certains employés dont le télétravail est impossible ou est irréalisable avec leurs enfants à proximité.

Quel que soit le choix que vous fassiez/subissiez, n’oubliez pas que les enfants ont une capacité d’adaptation supérieure à la notre. Ne culpabilisez pas de votre décision, elle est certainement la meilleure pour votre famille dans les conditions qui sont les vôtres.

Accompagnés par leurs éventuels encadrants et par vous, vos enfants sauront trouver les bonnes choses de cette reprise ou de ce maintien à la maison.

 

Bon courage à vous tous !

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27 thoughts on “Covid 19 en pédiatrie, confinement/déconfinement, reprise de l’école. Et nos enfants dans tout ça ?

  1. Merci pour toutes ses informations pertinentes
    Ici se sera reprise du college le 18 mai…enfant dyslexique et dysorthographique que l’on a quasi perdu pendant le confinement….
    Travail ininterrompu pour nous deux les parents pendant le confinement
    Retour en classe tres attendu…pour le reste on fait confiance au profs…de toute facon il va falloir vivre avec pendant longtemps…

    1. Ça, c’est effectivement très probable, nous allons devoir nous adapter pour vivre avec. Bon courage pour accompagner sa reprise.

  2. Bravo pour cet article complet et tout en nuances. Parce que la situation actuelle et l’énorme part d’incertitudes qu’elle comporte demande justement à être saisie avec nuance. Bon courage à toi.

    1. Tout à fait, ce qu’on croit savoir un jour peut se révéler faux le lendemain. Alors chacun fait comme il peut avec les données actuelles et ses propres paramètres familiaux.

  3. C’est très intéressant à lire. En Allemagne, les écoles ont déjà rouverts pour certaines classes et, d’après les autorités sanitaires, la seconde vague ne devrait pas arriver, si elle arrive, avant trois-quatre mois.
    Je n’ai pas trop vu de débats pour ou contre la reprise ici. Notre benjamine a bénéficié dès la mi-mars de l’accueil prioritaire dans sa crèche et les deux grands depuis deux semaines dans leur école. Tout se passe très bien, même s’il faut être réaliste sur la possibilité de respecter les gestes barrière et la distanciation sociale. Mon fils est par exemple tombé dans la cour et s’est fait un bobo au genou. Bien sûr que le maître présent ce jour-là est venu le soigner et le consoler sans rester à 1,5m de distance.
    Tu as bien raison d’insister sur le fait qu’il n’y ait pas de bonne ou de mauvaise solution, chacun fait comme il veut/peut.
    Bon courage !

    1. Ici aussi, l’infectiologue réfèrent de notre CHU imagine plutôt une deuxième vague à l’automne. J’avoue que je n’en sais rien car on lit tout et son contraire concernant les modélisations de l’épidémie. Il y a tellement de paramètres qui rentrent en jeu.
      J’ai eu plusieurs mamans en consultations qui m’ont dit se sentir de mauvaises mères en prévoyant de remettre leurs enfants à l’école face aux propos de certains sur les réseaux sociaux. Je n’ai pas trop eu l’occasion de lire ça mais ça ne m’étonne pas vraiment.

      1. Les réseaux sociaux sont dangereux pour des mamans fragiles et/ou angoissées. Le jugement et la critique, parfois hargneuse, y sont faciles et beaucoup de mères, expertes en rien du tout, se décrètent juge et coach en parentalité et n’acceptent pas un avis différent du leur.
        Je lis ce que l’UKE (le CHU de Hamburg) et le Robert-Koch-Institut publient et suis leurs recommandations. Ce sont eux les experts… pas les réseaux sociaux !

        1. C’est l’image négative que j’avais d’Instagram avant d’ouvrir mon compte et j’avoue que parfois elle y est bien réelle. Heureusement qu’il y a plein de jolis comptes pour compenser. Mais pour des jeunes mamans un peu perdues, cela devient vite le miroir aux alouettes.

  4. Article fort complet et intéressant.
    Ici la question ne se pose pas (🇧🇪) car l’école ne reprend pas pour les maternelles…
    À ton avis est-ce qu’un bébé qui est monté jusqu’à 40.6 de température avec les symptômes que tu présentes a pu être atteint ? C’est difficile de voir la différence avec autre chose…

    1. Tout à fait possible puisque ce sont les symptômes. Mais ça peut aussi être des dizaines d’autres choses.
      Un petit argument en faveur du covid est la présence de cas familiaux. Par rapport à d’autres virus, il est plus souvent symptomatique chez l’adulte et plus contagieux donc le plus souvent, les autres membres de la famille présentent aussi des signes.

  5. Merci pour cette article qui pose vraiment bien les choses…et ce focus sur les conséquences psycho-sociales que je trouve bien trop souvent oubliées…sur ce plan là, nul doute qu’une « deuxième vague » à moyen terme est à venir … 🙁

  6. Bel article, tu as parfaitement raison : ce sont des paramètres individuels qui vont déterminer le choix de tous les cas (quand on a le choix, justement). De notre côté, on a choisi de se laisser un petit « buffer », B. retournera à l’école plus tard, en juin, simplement pour que les profs aient le temps de prendre leurs marques et qu’elle ne soit pas témoin de leur anxiété. Une anxiété bien normale dans le contexte mais qui pour certaines enfants comme Bee, sont dommageables.

    1. C’est ça il faut prendre tous les paramètres en compte et la personnalité de son enfant ou ses particularités comptent beaucoup.

  7. Excellent article, merci 🙂 Comme je te disais, je voulais remettre mes enfants à l’école, et la lecture des protocoles sanitaires m’a considérablement refroidie. Je crains que ce soit assez traumatisant, surtout pour mon dernier qui est en moyenne section et passe beaucoup de temps à jouer en classe. Pas simple, et je compatis vraiment avec les parents qui n’ont pas le choix, et aussi les parents qui voudraient mettre leur enfant en classe mais ne le peuvent pas…

    1. J’attends aussi de voir comment cela ça va se passer concrètement dans les écoles. Pas faciles pour nos petits bouts et en même temps je pense sincèrement que la majorité va bien s’adapter à tout ça.

  8. Merci pour cet article très complet !
    A mes yeux ce n’est pas tant la peur que ma fille soit contaminée, que les conditions d’accueil qui me préoccupent. A quoi peu bien correspondre une journée entière sans contacts, très peu de jouets, avec désinfections et lavages de mains sans arrêt, à même pas 3 ans ? Nous avons la possibilité de la garder encore à la maison en Mai, c’est l’option que nous choisissons et qui nous apaise le plus. A voir pour les derniers mois avant Septembre … Tout est tellement « au jour le jour » de toute manière.

    Par contre, j’ai du mal à imaginer pourquoi la « 2e vague » viendrai si tardivement ? Pour moi, elle devrait plutôt arriver fin Juin/ dans l’été, vu les modalités de dé-confinement et le retour progressif à la vie sociale ?

    1. C’est aussi pour moi le paramètre le plus important pour les enfants, ces conditions d’accueil car le risque médical pur est très faible pour eux.
      Pour la deuxième vague à l’automne, personnellement je n’en ai aucune idée. Leurs arguments principaux sont meilleur respect des gestes barrières au départ pui abandon progressif sur l’été par la population générale et hypothèse d’une moindre virulence du virus en été.

  9. Enceinte de 6 mois révolus et maman de 4 dont des jumelles de 3 ans et demi, mon médecin et ma sage femme m’ont fortement déconseillé une reprise scolaire. Mon mari et moi avons la même position de toute manière. De même, pas de contact avec les grands parent(papi cardiaque et mami asthmatique) sans test serologique selon eux. C’est le plus difficile pour mes enfants. Ce qui manque de l’école quand ils en parlent c’est de jouer avec les copains… Alors septembre sera leur prochaine rentrée.

    1. Et peut être qu’ils auront l’occasion de revoir quelques copains différemment d’ici septembre.
      Pour les grands parents, c’est une vraie question car ce sont bien eux les plus à risque et en même temps rester des mois sans les voir c’est compliqué aussi.

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