jeudi, août 22, 2019
Grossesse La Graine

Un petit tour aux urgences

La semaine dernière, j’étais en formation à Paris. Et j’ai bien failli y rester. A Paris.

J’ai des contractions depuis déjà plusieurs semaines, comme j’en ai eu pour les 2 grossesses précédentes. En moyenne, une dizaine par jour et assez intenses. J’ai un utérus qui a la contraction facile. Ma sage femme m’a déjà proposé plusieurs fois de m’arrêter mais tant que ça se maintient comme ça, sans effet sur mon col et sans dépasser la quinzaine, et comme j’ai la chance d’être à temps partiel, j’ai souhaité continuer à travailler.

Sauf que la semaine dernière, je me suis levée un matin avec des contractions et elles se sont enchaînées toutes les 10 à 15 minutes toute la matinée. A à peine 25 SA, c’est un poil embêtant. Un peu poussée par les collègues de ma formation, un peu pour me rassurer avant de reprendre le train pour ma province le soir, je suis donc allée visiter le service d’urgences du grand CHU parisien le plus proche. Labyrinthe pour trouver l’entrée, locaux un peu défraîchis mais très peu d’attente, oh joie.

J’ai été très bien accueillie par une sage femme souriante, qui m’a posé un monitoring. Surprise, les contractions sont bien irrégulières mais plutôt toutes les 4 minutes. En fait, je n’en sens qu’une partie. Probablement, les plus embêtantes d’ailleurs. On partait pour 30 min de monitoring, ça a finalement pris 1h30 car ce coquin de Graine avait décidé de jouer à cache-cache avec le capteur. Son rythme cardiaque était donc enregistré de manière aléatoire et cela ne leur suffisait pas.

A l’examen gynécologique, la sage femme trouvait mon col un peu modifié mais sans plus. Elle a donc appelé l’interne. Et il a été décidé de mettre en place un protocole pour arrêter les contractions, soit 4 comprimés de nifédipine (Adalate) à prendre sur 1h. A la base, ce médicament est un anti-hypertenseur donc il existe un petit risque d’hypotension pendant la prise. Chaque nouveau comprimé s’accompagne donc d’une mesure de la tension artérielle. D’abord, en parallèle avec le monitoring puis ils m’ont installée dans un fauteuil dans un couloir. Avec des gens qui passent sans arrêt mais pas pour moi, et moi qui regardais ma montre (ou plutôt mon téléphone) en m’inquiétant de savoir si j’allais avoir mon train.

Entre le 3ème et le 4ème comprimé, l’interne m’a fait une échographie de col (jambes écartées face à la porte, j’adore!). Celle-ci montrait que bien qu’ayant un peu raccourci, il restait supérieur à la limite pour être considérée en menace d’accouchement prématuré immédiatement. Ça plus le fait que mes contractions ont daigné ralentir et s’arrêter après le 4ème comprimé, ils m’ont finalement laissée repartir prendre mon train. Avec la consigne de me reposer le week-end et de reconsulter aux urgences près de chez moi si récidive.

Le retour jusqu’à la gare a été épique avec un métro arrêté, des bus qui ne desservaient pas toute la ligne et un monde de fou partout. J’ai quand même réussi à avoir mon train de justesse. Les contractions ont repris plus espacées à la fin du trajet. Et je suis arrivée à la maison complètement épuisée.

J’ai essayé de me reposer un peu plus ce week-end. Une gageure avec deux enfants en bas âge. Mais je m’en suis pas trop mal sortie le samedi avec des temps de repos tranquille dans le canapé et une bonne sieste. Un peu moins le dimanche et le lundi car j’avais moins de contractions et ressentais moins le besoin de me reposer. Il était donc plus dur de m’auto-discipliner!

Depuis le début de la semaine, les contractions ont repris leur rythme d’une dizaine par jour et moi, le chemin du boulot. La situation me semble redevenue stable mais je sais qu’elle est limite. Comme avant ce passage aux urgences mais avec une petite alerte en plus dans ma tête. Je revois ma sage-femme la semaine prochaine pour refaire le point et discuter arrêt de travail ou non.

En attendant, je fais confiance à mon corps et à mon bébé pour me signaler les moments où il faut vraiment lever le pied. Parce que la priorité, c’est quand même ma petite Graine.

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