jeudi, octobre 24, 2019
Grossesse La Graine

Fin de grossesse et états d’âme

Je vis mes derniers jours (ou semaines!) de cette troisième grossesse.

Troisième grossesse et c’est la première fois que je vis ces montagnes russes émotionnelles, qui sont décrites en fin de grossesse. Alors je prends le temps d’écrire pour me permettre de poser un peu les choses. Et garder un souvenir de mes états d’âme de ces derniers jours.

Goyave est née à 38 SA + 5 jours alors que je m’attendais à aller à terme. Perte des eaux surprise, vraiment ! Kiwi est né à 38 SA pile. Alors pour ce troisième bébé, j’ai envisagé, dès le début, une naissance pour la première quinzaine de septembre entre 37 et 39 SA. Mr Papaye aussi d’ailleurs et en conséquence, tout notre entourage avec nous.

Et voilà, aujourd’hui, je suis à 39 SA + 2 jours et toujours enceinte. J’ai donc l’impression d’avoir atteint ma date de péremption à moi. Et depuis une bonne semaine, je suis dans l’attente de cette naissance. Alors qu’objectivement, cela peut durer encore 2 bonnes semaines puisque le terme officiel n’est que fin septembre.

Une de mes amies, qui est obstétricienne, m’avait pourtant prévenue que pour un troisième, tout peut être différent et que le terme de naissance des deux premiers ne préjugeait de rien pour cette fois ci. Je l’ai écouté, je l’ai répété à d’autres de temps en temps mais au fond sans y croire vraiment.

Les montagnes russes émotionnelles

J’alterne les phases où je savoure ces derniers jours et celles où le temps me semble long.

Je prends du temps pour moi, je me repose, je bouquine, j’écris, je cuisine. Je profite vraiment des temps de plaisir avec mes deux « grands ». Je pense à la naissance à venir mais je vis aussi mon quotidien avec ses petits bonheurs de tous les jours.

Et puis il y a ces moments où le moral descend un peu, où j’ai l’impression que ce bébé ne naîtra jamais. Je m’inquiète de l’accouchement et de son poids à la naissance. On m’annonce un gros bébé et chaque jour qui passe lui fait prendre un peu plus de poids. Avec mon antécédent de césarienne, un bébé trop gros ne plaira sûrement pas à l’équipe qui nous accueillera le jour J et augmente le risque de finir en césarienne. Ce qui en soi ne serait pas la fin du monde mais que j’aimerai éviter.

Tout est prêt. Je suis prête. Enfin, je crois. Alors, je finis par m’interroger sur ce qui peut bloquer le début du travail. Sur d’éventuelles résistances psychologiques que je n’arrive pas à cerner. Puis, j’oublie et me dis que c’est juste le destin de ce bébé là d’arriver plus tard.

Mon rdv du neuvième mois la semaine dernière a permis de confirmer qu’il n’y avait pas d’indication de déclenchement. Même si on est juste à la limite pour l’estimation du poids. Et j’en suis plutôt soulagée évidemment. Mais parfois, cela m’apparaît aussi comme la solution de facilité, arrêter d’attendre et d’avoir de faux espoirs à chaque séance de contractions. Connaître la date maximum à l’avance.

Le « faux travail »

Parce que c’est ça le fond du problème, j’ai des contractions tous les jours donc j’y pense forcément plus. Travail ? Faux travail ? Plusieurs fois, ces deux dernières semaines, je me suis posée la question. J’ai eu des contractions toute ma grossesse, qui se sont un peu calmées après mon arrêt précoce, donc je devrais être habituée. Mais depuis 15 jours, elles sont de nouveau plus nombreuses. Le jour, la nuit. Parfois régulières toutes les 5 minutes par sessions de 1h ou 2 puis s’arrêtent. Ou alors plus douloureuses et je me questionne bien sûr. Un peu de spasfon, un bain. Et jamais d’évolution vers un début de vrai travail. C’est donc à chaque fois un petit doute ou un espoir déçu.

Mon corps s’adapte

Pour autant, pas d’autres désagréments physiques. Mon corps tient la route. Pas de douleurs particulières. Evidemment, me baisser pour ramasser les jouets de Goyave et Kiwi est un poil compliqué. Mettre mes chaussettes aussi. (En fait, je n’en mets pas, merci l’été indien !) Je me cogne même moins le ventre. Pas de jambes lourdes. Je dors même plutôt bien quand je n’ai pas de contractions.

Je me sens encore à l’aise dans mon corps de femme enceinte. C’est sûrement un élément qui me permet d’en profiter la plupart du temps et de relativiser cette grossesse plus longue que les précédentes.

L’entourage qui s’y met

La famille, les amis commencent à appeler, à envoyer des messages. Alors, alors ? Alors rien ! Plus des 3/4 des pronostics faits par notre entourage sont dépassés, c’est dire. Les gens s’étonnent, s’en amusent, s’inquiètent parfois. Cela reste bienveillant bien sûr mais fatigant. Et cela ne m’aide pas à ne pas y penser.

Je ressens également une part de culpabilité à faire attendre ou déplacer les gens pour nos aînés sans que cela ne s’avère nécessaire finalement.

Bref, je découvre ce qu’est une fin de grossesse : je chéris autant ces derniers jours avec mon bébé rien qu’à moi et ce temps encore disponible pour d’autres choses que je ne m’impatiente de le voir quitter son cocon. Toute l’ambivalence de la femme enceinte !

 

Et chez vous , c’était comment les fins de grossesse?  Long ou serein ? Et pour les multipares, terme cohérent ou grand écart entre vos accouchements ?

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13 thoughts on “Fin de grossesse et états d’âme

  1. Je comprends un peu ce que tu vis. Un antécédent de cesarienne, un gros bébé, un accouchement qui tarde à venir. C’est vrai que c’est doux amer. En tout cas je te souhaite tout de même une rencontre très rapide pour passer au bonheur derrière

  2. Je n’ai pas connu de « vraie » fin de grossesse puisque mon fils est né avec presqu’un mois d’avance donc je ne peux pas te faire part de mes états d’âme à ce moment là… Mais j’imagine que ça doit être très particulier comme sensation, profiter tout en étant impatiente et parfois même un peu inquiète ! Courage, petite Graine se prépare (tu imagines comme les mamans éléphants doivent en avoir marre !).

    1. C’est l’avance de terme des deux autres qui fait que je découvre ces sentiments pour la première fois. Comme quoi, même après 3 grossesses, on fait encore des apprentissages.

  3. J’ai dépassé le terme … alors l’impatience, la lassitude, les questions, l’entourage pressant : j’ai connu ! Profites à fond, respires et bientôt très bientôt, sa petite frimousse serai entre tes bras !

  4. J’ai eu l’impression de relire ma fin de grossesse pour Numérobis à travers ton article (sauf pour le poids)! C’est tellement ambivalent comme période, on veut qu’il sorte mais on veut le garder encore un peu pour soi. Un jour on se dit que c’est le bon et en fait non. On ne peut s’empêcher de s’interroger concernant l’accouchement et la suite (surtout quand on a plusieurs enfants, je trouve). Quant aux termes de mes petits bouts, identiques: 39+4 les deux!

    1. Tout à fait ça. Un jour j’y crois et je veux que ce soit aujourd’hui et un autre je me dis que j’ai des choses prévues donc plutôt demain!

  5. J’ai un peu vécu ce mélange de sentiments pour ma cadette qui est née deux jours après le terme alors que mon aîné était né le jour du terme (et que la benjamine est née deux semaines avant). J’étais tellement persuadée que la cadette naîtrait le jour du terme que j’ai été un peu perdue quand le jour s’est terminé.
    Cette période est tellement hors du temps quand on ne répond que peut-être aux invitations et qu’on ne sait même pas si on dormira dans son lit le soir. Bon courage pour les dernières heures / les derniers jours !

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