jeudi, octobre 24, 2019
Carnet d'humeurs Goyave Kiwi Vie de famille

Ces jours sans Elle / Des jours pour Lui

Récemment, j’ai bien aimé cet article de Lexie Swing et ça m’a rappelé que j’avais commencé à écrire pour me souvenir de cette séparation de Juillet 2019 chez nous aussi.

La laisser m’échapper.

Pendant tout ce mois de juillet, ma Goyave est très peu présente à la maison.

Comme j’aurai dû continuer à travailler tout le mois de juillet et qu’elle va maintenant à l’école, il a fallu mettre en place un agenda de ministre pour ce premier mois de vacances.

2 jours chez parrain, 2 jours chez marraine. Une semaine chez Papy et Mamie Mer avec ses cousins. Et enfin 10 jours chez mes parents à la campagne.

Puisque tout était si bien organisé, nous n’avons pas changé nos plans avec mon arrêt. Pour qu’elle profite de tout ce petit monde comme prévu, et réciproquement. Et que je puisse me reposer vraiment pendant cette période.

La laisser partir, à tout juste 3 ans, pendant aussi longtemps, pas si facile pour mon cœur de maman ! Elle me manque, je pense beaucoup à elle, à ce qu’elle fait, comment elle s’endort ou à quoi elle joue. Hormones de grossesse aidant, j’ai même versé quelques larmes après l’avoir laissé à mes beaux parents la semaine dernière.

De son côté, elle gère plutôt bien la séparation et s’adapte facilement à ces changements d’environnement réguliers. Les couchers sont parfois un peu difficiles (qui a dit, en fait, comme à la maison?!) et elle a eu quelques réveils nocturnes où elle me réclamait. Mais elle profite de ces journées où elle est souvent le centre de l’attention. Elle fait mille découvertes et prend plaisir à être avec chacun.

Plage et pêche aux crabes avec Papy Mer, balade avec le chien avec sa mamie et sa petite cousine, peinture avec sa tante et sa grande cousine, balades en ville et miroir d’eau avec ma sœur, poney avec ma maman, jardin avec mon papa… Ce qui est sûr, c’est qu’elle ne s’ennuie pas, ma Goyave.

Au téléphone, elle me raconte parfois en riant ses aventures, parfois elle me dit qu’elle a pleuré parce qu’elle voulait me voir et que je n’étais pas là. J’apprends à relativiser ces petites pointes de tristesse et de manque et à ne pas culpabiliser. Parce que je sais qu’elle les oublie vite, elle.

Profiter de mon Kiwi, comme un fils unique, pendant quelques jours.

Pendant ce temps, Kiwi continue son rythme entre MAM et maison. Le soir, il expérimente donc le statut de fils unique à la maison. Et les journées où il n’est pas à la MAM, il les passe seul avec nous ou seulement avec moi si son papa travaille.

Je savoure ces instants de tête à tête avec mon petit garçon. Je crois que pouvoir profiter de lui à fond comme ça, adoucit la séparation d’avec sa sœur.

Il parle de plus en plus et c’est un plaisir de le voir lancer un nouveau mot presque chaque jour. On prend le temps de faire des choses rien que tous les deux, on se balade à son rythme à lui, on se baigne, on joue au ballon, il grimpe seul l’échelle du toboggan maintenant. J’admire chacun de ces petits progrès et je le regarde grandir avec fierté.

A la fois, j’ai encore mon bébé à câliner et à la fois j’admire ce petit garçon qu’il devient, et qui sera bientôt grand frère.

L’un sans l’autre.

Ils ne semblent pas se manquer plus que cela, l’un à l’autre. Kiwi ne manifeste pas spécialement de comportements, qui pourraient traduire qu’il cherche sa sœur à la maison. Et comme il n’a toujours pas de mot bien défini pour la désigner, difficile de savoir s’il nous parle d’elle. Quant à Goyave, elle parle de temps en temps de son frère semble t-il mais c’est tout.

Ils ont passé l’après midi de dimanche ensemble entre deux séjours de Goyave.  Ils ont joué tous les deux un peu. Goyave a fait de gros câlins à son petit frère au moment de repartir. Et ils n’ont même pas eu le temps de se chamailler. A part ça, rien de notable entre les deux en lien avec cette longue séparation.

Du temps pour nous. Seul(e) ou ensemble.

N’avoir qu’un seul enfant sur deux, c’est aussi l’occasion de prendre du temps pour nous deux avec mon amoureux. Des soirées à dîner et discuter en tête à tête, une fois Kiwi couché. Le temps de faire un jeu de société tous les deux. Un restaurant sans enfants pendant que Kiwi dort, surveillé par la baby-sitter. Prévoir nos prochaines vacances, organiser les travaux dans la maison, réfléchir au(x) prénom(s) de La Graine, imaginer notre vie à cinq qui approche…

En profiter pour sortir dîner chez les copains ou inviter à la maison. Renouer avec un peu plus de vie sociale encore. Même si ce n’est pas quelque chose dont j’ai l’impression de manquer en temps normal.

C’est aussi du temps, chacun pour soi. Bouquiner tranquille, trier des milliers de photos, bloguer, cuisiner, faire des confitures, me reposer et savourer ma grossesse pour moi. Bricoler, prendre soin du jardin ou regarder des vidéos pour Mr Papaye. Se ressourcer et barrer des choses dans la to-do liste, programme du mois de Juillet.

Et dormir ! Quand on garde l’enfant qui dort le mieux des deux, c’est aussi l’occasion de retrouver le plaisir des nuits complètes plusieurs jours d’affilée. Et ça on en profite pleinement avant l’arrivée de la troisième mini tornade qui va de nouveau chambouler nos nuits. Bon hormis quelques insomnies de grossesse, bien sûr !

Bref, même si c’est dur pour moi de laisser partir ma (plus si) petite, je crois que ça nous fait du bien à tous les grandes vacances de Goyave. Un avant-goût de vacances pour nous aussi !

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