jeudi, octobre 24, 2019
Goyave

Sa toute première rentrée (et en cours d’année)

Comme je l’évoquais dans mon article sur ses 2 ans 1/2, ma fille aînée a fait sa 1ere rentrée début janvier. Moi qui pensais qu’elle était née hier, ma Goyave. Ça y est, je suis la maman d’une enfant scolarisée. Ça me fait tout drôle !

Plus de 2 mois d’écoulés déjà et une première période de vacances scolaires. C’est donc l’occasion pour moi de faire un petit bilan de cette rentrée en toute petite section.

De l’avantage d’habiter à la campagne

Nous habitons dans un tout petit village de 600 habitants, où nous avons la chance d’avoir une école. Toute petite école, cela va de soi. 4 classes de la toute petite section au CM2 : TPS, PS et MS; GS et CP; CE1 et CE2; CM1 et CM2.

Avec des privilèges rares comme de pouvoir faire sa rentrée à n’importe quel moment de l’année scolaire, à partir de 2 ans et au rythme de notre choix (matinées, journées entières, seulement certains jours). Je sais qu’il existe peu d’école où il y a autant de liberté pour organiser la rentrée de son enfant.

Pourquoi la toute petite section et ne pas avoir attendu septembre 2019 ?

Principalement, parce que c’était la demande de Goyave. Nous avions visité l’école lors des vœux du maire l’année dernière et depuis, nous passions toutes les semaines devant en nous promenant. Elle a aussi rencontré au parc des enfants scolarisés dans cette école. Goyave demandait donc régulièrement à y aller elle aussi.

Nous en avons longuement discuté avec Mr Papaye. J’ai quelques réticences avec le système scolaire français. Comme beaucoup de parents. Je vois trop de mes petits patients à qui cela ne convient pas. Je le trouve en particulier, trop compétitif. J’étais aussi inquiète de la laisser si petite au milieu d’autres enfants, qui ne sont pas toujours tendres entre eux. Bref, c’était loin d’être une évidence pour moi son intégration dans le système scolaire classique et encore moins dès la toute petite section.

J’ai rencontré la maîtresse à la fin de l’année scolaire pour discuter d’une rentrée dès septembre 2018. Goyave était propre, parlait bien, c’était une possibilité. Nous y avons passé 2h toutes les deux, intégrées à la vie de la classe. Cela m’a convaincu que cette école avait l’air chouette, que la maîtresse semblait à la fois douce et ferme, que la pédagogie était assez libre et centrée sur les demandes des enfants. Mais tout aussi convaincue que ma fille était beaucoup trop petite pour y aller dès septembre 2018 ! Je la trouvais perdue au milieu des autres enfants, tellement plus grands qu’elle. Nous avons donc repoussé à janvier 2019. Elle a continué à réclamer dans l’intervalle à aller à l’école mais cela lui a aussi laissé le temps de grandir encore un peu.

Le fait de la faire arriver en cours d’année ne nous a pas du tout inquiétés. En effet, dans cette école, c’est quelque chose d’habituel et la maîtresse veille particulièrement à l’intégration des nouveaux élèves.

Notre organisation

Goyave va à l’école 2 matinées par semaine et je la récupère à midi pour la garder à la maison ensuite. Elle continue d’aller à la MAM les autres jours. Nous avons prévu de garder ce rythme là jusqu’au vacances de Pâques puis qu’elle puisse finir l’année scolaire en y allant tous les matins. Ici, c’est semaine de 4 jours donc elle restera avec son papa le mercredi. Je la garderais les 2 mêmes après-midi qu’actuellement. Mon papa viendra une fois dans la semaine et mes beaux-parents la dernière après-midi. Une sacrée organisation donc ! C’est pour ça qu’on la réserve pour la fin de l’année. En effet, la MAM est loin et il n’y avait pas de nounous disponibles dans notre village pour du périscolaire à ce moment là.

Et à l’école alors comment ça se passe?

Quand j’ai commencé cet article fin janvier, j’avais écrit : Pas de pleurs, aucun. Elle est contente d’y aller et les séparations se font en douceur. Goyave, me dit la maîtresse, est timide. Elle ne parle que très peu et pas aux adultes. La maîtresse dit qu’elle entend seulement sa voix quand je l’emmène et que je reviens la chercher, quand elle s’adresse à moi. Qu’elle parle par gestes dans la classe. Ce qui est assez surprenant quand on sait à quel point c’est une petite fille bavarde. Ça amuse d’ailleurs beaucoup ses nounous de savoir ça vu qu’avec elles, elle parle et chante tout le temps.

Depuis la reprises après les vacances de février, Goyave a plus de mal à se séparer de moi. Le premier jour, pas de pleurs lors de la séparation. Quand je suis revenue la chercher à midi, elle m’a raconté qu’elle avait beaucoup pleuré et s’était consolé dans les bras de la maîtresse. Cette dernière a confirmé qu’elle avait eu besoin d’un câlin mais que ça n’avait pas duré. Les jours suivants, j’ai eu le droit à des « maman, tu restes avec moi », des petits bras serrés autour de mon cou et même quelques pleurs avec ce déchirant « mamaaannnnn! » quand je m’éloignais. La maîtresse et l’ATSEM ont assuré le relais et même si je suis partie avec un pincement au cœur, je ne me suis jamais inquiétée pour elle. Ce matin, je suis restée jouer avec elle 10 minutes puis je l’ai prévenu que je m’en allais. Elle a essayé le « tu restes avec moi » mais pas de pleurs ou de bras qui m’agrippent. Et elle est restée jouer à sa table pendant que je traversais la classe. Je n’ai pas pu me retenir de jeter un œil en franchissant le seuil de la porte, elle était concentrée sur son jeu et pas un regard vers moi. Sur le chemin de la maison, je me sentais soulagée. Je crois que ça me faisait plus de mal que je ne voulais bien me l’avouer ces séparations difficiles. D’autant plus depuis l’accident car je suis sans doute plus sensible actuellement. Je sais qu’il y aura d’autres moments où la séparation sera compliquée mais je sais aussi que ça ne dure pas. D’ailleurs, à la MAM aussi, c’est plus difficile pour elle de me laisser partir en ce moment.

Goyave s’est également faite une copine dont elle parle à la maison, une petite fille de son âge qui a fait sa rentrée juste après les vacances. La maîtresse m’a aussi dit qu’elles discutaient toutes les 2. Elle ne veut toujours pas parler à la maîtresse, par contre. Ce qui est rigolo car à la maison elle demande à lui montrer ou raconter des choses et une fois en sa présence, elle se cache dans mon manteau. Je pense que ça va venir tranquillement. En tout cas, elle semble adaptée à ce rythme moitié école, moitié MAM. Elle sait, grâce à une frise dans sa chambre, où elle va chaque jour. Elle réclame parfois l’école les jours de MAM et inversement mais ça ne dure jamais bien longtemps. Elle ne semble pas non plus s’ennuyer plus que ça à la MAM. Il faut dire que les nounous s’adaptent à son âge et lui proposent plein d’activités adaptées.

Le passage à l’école, c’est aussi accepter que nos enfants aient leur jardin secret et commencent à nous échapper un peu. Lorsque je la récupère le midi, la maîtresse me dit 2 mots si je lui demande comment cela s’est passé sinon rien du tout. On oublie les transmissions ultra précises des nounous sur le déroulé de la journée. Goyave parfois raconte spontanément ce qu’elle a fait, parfois non.

Et à la maison, ça change quelque chose ?

Elle a déjà quelques comportements typiques de l’école, comme vouloir être la première à avoir ou à finir quelque chose, jouer à la bagarre, dire « tu es pas ma copine ». Pour l’instant, nous avons recadré ce qui ne nous plaisait pas et cela ne s’est pas installé. C’est aussi ça que je redoute, une certaine influence négative. Mais par ailleurs, je vois aussi tout ce que ça va lui apporter de positif. Pour l’instant, le bilan de cette première rentrée est bon. Bref, on est attentifs à son développement et vogue la galère de la scolarité!

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One thought on “Sa toute première rentrée (et en cours d’année)

  1. Et oui, le début de l’école , un nouveau cap à franchir en tant que jeune parent. On l’a fait une fois, et on en a encore 2 à venir. Et à chaque fois , les mêmes questions et appréhensions que toi je pense.
    En tout cas , chapeau pour l’organisation de fin d’année!

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